Prestation de Serment des Membres de la CENI : Le gros morceau c’est la préparation du référendum

Publié le lundi 5 septembre 2016

Les quinze nouveaux commissaires de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) ont prêté serment devant le Conseil constitutionnel le mercredi 27 juillet 2016 à Ouagadougou. Cette nouvelle équipe présidée par Newton Ahmed Barry aura pour mission la reprise des élections municipales dans certaines communes, l’organisation du référendum s’il y a lieu puis l’organisation des échéances électorales de 2020.

« Je jure d’exercer mes fonctions en toute intégrité, objectivité et probité, en m’abstenant de tout comportement susceptible de nuire à la totale transparence dans l’organisation, la supervision des opérations électorales et référendaires et en accomplissant conformément à la loi, avec loyauté, honneur et patriotisme les tâches liées à mes fonctions » c’est le serment lu par le président du Conseil constitutionnel Kassoum Kambou conformément à l’alinéas 1 de l’article 32 du code électoral et qui lie les nouveaux commissaires de la CENI à leurs fonctions. La main droite levée, les impétrants ont repris tour à tour les termes de « je le jure » et sont désormais renvoyés à l’exercice de leurs fonctions de membres de la commission électorale nationale indépendante. Ces fonctions des nouveaux commissaires sont entre autres l’organisation des consultations électorales et référendaires pour les cinq années à venir. Pour Newton Ahmed Barry, Président entrant de la CENI, ils vont travailler en prenant rapidement les rênes de la maison, pour travailler à la reprise des élections municipales dans un certain nombre de communes. Pour lui, « le gros morceau consiste à préparer et à réussir l’organisation du référendum pour le passage de la 4ème à la 5ème république qui devrait être acté dans les années à venir ». Pour sa part, Kassoum Kambou pour attirer l’attention des nouveaux membres de la CENI sur la portée de leur acte, a tenu à définir le serment. Pour lui, le serment est « une affirmation solennelle et codifiée qu’une personne fait par voie orale en vue d’attester l’engagement de bien accomplir une mission selon les règles y afférant ». De ce fait, le président du conseil en définissant le serment tient à rappeler aux commissaires la noblesse de leur mission mais aussi le difficile exercice d’une telle mission « dans un Etat qui se veut de droit, dans un environnement sous régional, régional et international qui nous surveille et surtout sous le regard vigilant et actif du Peuple burkinabè qui n’est plus prêt à se laisser compter ».

Wend-Tin Basile SAM


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