Mise en place de commissions foncières L’heure...

Publié le lundi 25 juillet 2016

Mise en place de commissions foncières
L’heure de la reddition des comptes a-t-elle sonné ? Avec le feu vert du gouvernement pour la mise en place de commissions foncières dans les villages, on s’oriente vers un début d’application d’une importante promesse électorale du candidat Roch marc Christian Kaboré, aujourd’hui président du Faso. Dix engagements avaient été pris par sic candidats dont lui, consacrant la promotion de la femme rurale. Après six mois d’exercice du pouvoir, où en est-on avec ces engagements ? Rappel des trois premiers engagements : Allocation de 30% des parcelles hydro-agricoles aux femmes, accès au crédit des femmes rurales grâce à des produits spécifiques et adaptés, quota de 50% de femmes dans la répartition du matériel agricole et des intrants. A l’heure où l’on parle de la mise en place de commissions foncières villageoises, il importe d’intégrer ces engagements dans la feuille de route. Il est de la responsabilité des associations de promotion de la femme et des droits humains d’y veiller scrupuleusement ! Quand on voit le sort qui est réservé au quota genre dans les élections, la vigilance devrait être plus que jamais de mise.

Secrétariat permanent aux aides du PAM : Qu’est-ce qui bloque le renouvellement
des contrats de travail ?

Une quarantaine de contractuels attendent le renouvellement de leur contrat. Comme on le sait le contrat de travail est un document important dans les relations de travail non seulement parce qu’il fixe les droits et les devoirs de chaque partie mais aussi parce qu’il procure bien de commodités. Sans contrat de travail par exemple, impossible de justifier son statut devant le banquier et donc impossible de bénéficier d’un crédit. Voilà donc bientôt six mois que les travailleurs du SP/aux aides du PAM attendent ce fameux sésame qui ne vient pas. On ne peut pas dire que le social est un souci dans la boite. Que font les délégués du personnel dont la mission est de protéger les intérêts matériels et moraux des travailleurs ? Que fait l’inspection du travail qui selon nos sources est parfaitement au courant de la situation ?

Boukary le lion menace-t-il la république ?
C’est un homme bien connu, Boukary le lion. Il a fait la révolution aux côtés de Thomas Sankara, engagé la résistance à Koudougou dans son fief du (Brigade d’Intervention Aéroporté (BIA) quand ce dernier fut assassiné le 15 octobre 1987 et qui a connu par la suite l’exil au Ghana. De retour du Ghana, il crée un parti politique le PUND qui n’a pas fait bonne fortune sous le régime défunt. L’après-insurrection ne semble pas non plus lui servir un état de grâce à en juger par le peu de visibilité politique dont jouit son parti. Serait-ce la raison pour laquelle l’homme était devenu discret ? Le revoilà brusquement sous les feux de la rampe à la faveur de la récente rencontre des Koglweogo à Kombissiri où semble-t-il il fut honoré du titre de wibga (épervier). Sur les ondes d’une radio de la place, il revendique son appartenance aux Koglweogo et rejette bruyamment l’appel de Simon à se conformer aux lois de la république. Dans un langage qui lui est familier, il jure de mater la république si celle-ci s’avise à vouloir faire régner son ordre sur les Koglweogo (on va se mater a-t-il dit). Bravade ou bluff, en tous les cas, un homme de son rang et de son âge devrait éviter de telles envolées susceptibles de provoquer des dérives irrémédiables. Si de tels propos doivent rester sans conséquence, il est à craindre une escalade dans la défiance de l’autorité. Carton rouge à Boukary le lion !


Commenter l'article (0)