Boxe : Yoyo en danger ?

Publié le samedi 9 juillet 2016

Alexis Kaboré alias Yoyo, le champion WBC des super-coqs veut changer de dimension. Il veut toiser les boxeurs d’une autre catégorie. Et pour s’inviter dans cette cour des grands, il doit passer par la cage combat de montée. Son adversaire n’est autre qu’un Mexicain, Vargas. Une véritable bête du ring, il a 22 combats pour autant de victoires dont 18 par K.O. Mais ce n’est pas ce fait de guerre qui peut fragiliser un champion de la trempe de Yoyo. Le Burkinabè a aussi ses armes. Il est vrai que Yoyo gagne en général ses combats aux points. Mais c’est un encaisseur. Il a des aptitudes pour gérer le combat et remporter aux points. Par contre Alexis Kaboré a perdu un énorme avantage dans ce combat. En principe il pouvait affronter son challenger à Ouaga ici à la Maison du peuple son jardin. Mais il a laissé filer cet avantage la mort dans l’âme. La raison, vous en doutez, le manque de moyens. Pas d’argent pour organiser la session de boxe ici au Burkina. Du coup, le Mexique s’est proposé d’accueillir la compétition. Ainsi, l’avantage du public change de camp. Yoyo doit aller à l’étranger. D’abord, il trouvera un climat nouveau. Le pays est en latitude. Cette condition géographique est gênante pour tenir long un combat. Grave, il doit se déplacer sans une équipe bien montée. Il y va avec son unique coach, le Ghanéen comme staff technique. On est mémoratif qu’un certain Paré (paix à son âme) et un certain Drame Nabaloum dit Boum-Boum eux aussi avaient fait des aventures similaires. Le verdict a été une déculottée. Au haut niveau, l’amateurisme n’a pas sa place. Quand vous devez affronter un adversaire qui baigne dans les conditions idéales de récupérations, des restaurations et d’entrainement pendant ce temps vous n’aviez pas de bons gangs, il ne faut pas s’étonner du verdict. Le courage à lui seul ne suffit pas. Le Burkina a besoin de repenser son sport. Le manque d’argent tue les talents. Quand on envoie Yoyo au Ghana se préparé avec seulement un million de FCFA tous frais y compris, on ne créé pas de conditions de succès. Qu’on le dise tout net !

J J Traoré


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