MATDSI : La guerre contre l’insécurité et l’incivisme est déclarée

Publié le jeudi 3 mars 2016

Deux semaines après sa prise de fonction, le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité intérieure (MATDSI), Simon Compaoré, a rencontré les journalistes jeudi dernier. Objectif, dévoiler les grands chantiers de son département.

Les tâches urgentes de Simon Compaoré s’articulent autour de 3 points : la réorganisation des services du ministère, la sécurisation du territoire et le renforcement du processus de la décentralisation. Au titre du premier chantier, il compte œuvrer avec son équipe à la mise en commun des ressources nécessaires pour atteindre des résultats positifs. Par rapport au deuxième chantier il entend faire des renseignements la base de la sécurisation du pays. En effet, a-t-il confié, «  dans un contexte sous régional caractérisé par la recrudescence du grand banditisme et la multiplication des actes terroristes, la sécurité des biens et des personnes demeure notre priorité  ». Pour y arriver, l’accent sera mis sur le renforcement opérationnel des forces de défense et de sécurité qui va consister en « une adaptation des hommes et du matériel en fonction de l’évolution de la menace », la mise en place et l’encadrement des structures de veille au niveau local, a-t-il précisé. A propos des groupes d’auto-défense Kogl weogo, il a apprécié leurs initiatives mais insisté sur la nécessité de « les canaliser, les former et les contrôler  ». Dans la logique de la sécurisation des personnes et des biens, le ministre veut restaurer également l’autorité de l’Etat à travers la lutte contre l’incivisme en impliquant la famille, les acteurs de l’éducation et les milieux professionnels. Face à la recrudescence des conflits communautaires, les solutions de Simon Compaoré sont les suivantes : établir et maintenir le contact entre l’administration locale et la population, sensibiliser et négocier en mettant à contribution des personnes ressources mais appliquer la loi en cas de violation des droits humains.
En ce qui concerne le troisième et dernier chantier, il s’agira de formuler «  de nouveaux référentiels stratégiques  », de poursuivre «  le transfert des ressources et des compétences de l’Etat vers les collectivités  », promouvoir «  la gouvernance locale participative  » et réussir «  les élections municipales du 22 mai prochain  ». Sur la question des lotissements, l’idée est de réfléchir à une démarche commune à mettre en œuvre après les élections municipales avec le ministère de l’habitat et de l’urbanisme qui est directement concerné.

Gaston Bonheur SAWADOGO


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