Les gens n’aiment pas les gens !

Publié le jeudi 18 février 2016

C’est l’équivalent FPA (Français Populaire Africain) de l’expression française ‘’l’homme est un loup pour l’homme’’.
Les Burkinabè n’aiment pas les Burkinabè.
Les Africains n’aiment pas les Africains.
Il ressort que des complicités internes ont eu cours lors du terrible attentat que Ouaga la belle vient de subir en plein cœur. Des Burkinabè ont aidé ces fous de Dieu à réserver une chambre d’hôtel au Splendide Hôtel où nous avions organisé en mars 2005 le premier Marché africain de la Poésie (MAP).
On a vu des personnes résidant sur la terre libre du Burkina parler à ces sans foi ni loi dans l’après-midi avant la terrible attaque. Ces fous d’Allah sont allés prier dans la mosquée voisine et s’étaient attablés au bord de la piscine buvant sereinement leur thé avant de revenir perpétrer leur ignoble acte.
J’aimerais bien savoir quel Dieu ils ont prié et que leur ont-ils demandé ?
Comment tout cela a -t-il pu être possible ? Comment sont-ils entrés au Faso ? Comment ont-ils convoyé les armes lourdes et les roquettes sans être vus ?
Où étaient les forces spéciales françaises stationnése ici ?
Et les Américains ?
Comment se fait-il que rien n’ait filtré nulle part ? Où étaient leurs services de renseignements ?
Comment ? Comment ? Nous ne cesserions de nous poser comme questions.
Et avant cela, l’attaque de la brigade des gendarmes de Tin Abao, l’enlèvement du couple Elliot de Djibo et maintenant le braquage du dépôt d’armes de Yimdi avec, en passant les incendies de 3 marchés dans la même semaine à Ouaga et à Bobo.

Qui est à l’œuvre ?
Comment des ex-RSP ont pu commettre cet acte en plein couvre-feu ? Où étaient les forces de défense et de sécurité ? Où étaient les vigiles ? Cette poudrière était-elle gardée ?
Comment ont-ils pu y accéder ? D’où sont-ils venus ? Et personne ne les a remarquées auparavant malgré leur tenue distinctive ?
Ces ex-RSP sont-ils les mêmes que ceux en cavale après la dissolution de leur sinistre corps soi-disant d’élite qui terrorisait le cher peuple burkinabè ?
Les Burkinabè n’aiment pas les Burkinabè. Ces ex-RSP ne sont-ils pas des Burkinabè ? Au nom de quels intérêts agissent-ils ? Qui les a envoyés ? Aux ordres de qui sont-ils ? Qu’ont-ils l’intention de faire avec ces armes dérobées ?
Tous ces incidents ne sont ni anodins ni dus au simple hasard.
Norbert Zongo était bien inspiré de dire qu’il y a des gens au Faso qui, pour chauffer leur café seraient prêts à le bruler. Suivez mon regard vers la lagune ébrié.
L’exploit burkinabè depuis l’insurrection en passant par la forte résistance contre le coup d’état le plus bête du monde et les élections réussies du 29 novembre ne plaisent pas à tous, à certains de nos voisins et à beaucoup ailleurs dans le monde. On aurait aimé voir le chaos après la chute du diable de dictateur Compaoré comme certains prophètes de malheur le prédisaient. Mais rien. Alors les thuriféraires de l’homme dorénavant faible de la lagune ébrié ici au pays et en dehors ont donné de la voix dans diverses antennes de radios et autres médias après les attaques terroristes contre le Splendide Hôtel et le Cappuccino pour nous dire que tout cela ne serait pas arrivé si le diable avait été toujours là. Or, nous savons tous les accointances incestueuses que lui et son régime avaient avec les différents groupes djihadistes. Ils avaient quartier libre à Ouaga. Je suis moi-même tombée en 2013 sur le représentant du MNLA à Ouaga. Il voulait mon contact pour une éventuelle édition. Je ne sais plus de quoi. De poèmes si ma mémoire est bonne. J’ai décliné.
Aux nostalgiques du régime Compaoré, à ses amis et défenseurs répondant vraiment bien à leurs noms (Beth), nous disons que nous ne sommes pas dupes. Donc, pas de procédé de divertissement possible. Nous sommes et restons vigilants.
Ne vous en déplaise, le Burkina vivra sans vous. Le nouveau gouvernement gouvernera. Le peuple vaquera à ses occupations quotidiennes.
La vie reprendra son cours normal. Les enfants iront à l’école, les fonctionnaires à leurs bureaux, les marchandes à leurs étals, les commerçants à leurs commerces.
Le cours de la vie que vous avez voulu interrompre reprendra normalement.
Vous nous avez ébranlés mais non vaincus.
Vous nous avez endeuillés mais pas enterrés.
Nous irons chaque soir dans un Burkina Splendide boire un cappuccino à la santé de tous les Burkinabè et amis du Burkina.
Invincibles, nous sommes !
Car Burkindi, nous restons.
Or, l’intégrité est un remède.
Burkind ya tiim !
Siid ya tiim !
Wen maag tenga Burkindbi yingai !

Angèle Bassolé, Ph.D
Écrivaine et éditrice
Ottawa, Ontario
Canada

i L’intégrité est un remède Vraiment un remède.
Que Dieu rende la terre légère aux intègres.


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