Me Bénéwendé Sankara/ UNIR-PS : « Les médiations de Blaise Compaoré vont nous créer des problèmes »

Publié le mercredi 16 mai 2012

 « Blaise dégage ! » Cela fait un an que ce propos a été tenu à l’égard du président du Faso, Blaise Compaoré. Trente quatre (34) partis politiques de l’opposition avaient réclamé le 30 avril 2011, lors d’un meeting, la démission de Blaise Compaoré de la tête de l’Etat. Un an après, le 30 avril 2012, l’UNIR/ PS tient à assumer dans la rétrospection et avec responsabilité le slogan « Blaise dégage ! » Convaincu de la pertinence de ce slogan, le « parti de l’œuf », par la voix de son président, Me Bénéwendé Sankara, persiste et signe : « Blaise Compaoré doit effectivement dégager (…) ». Le président de l’UNIR/PS pointe le bilan de Blaise Compaoré notamment la chute de la croissance 7,9% en 2010 et 4,1% en 2012. A propos des médiations : « Il n’est un secret pour personne que Monsieur Blaise Compaoré, sous le manteau de médiateur, est devenu un habile trafiquant d’otages qui pousse l’outrecuidance avec le soutien de puissances étrangères dont il est un véritable suppôt ». Et les mots n’ont pas manqué pour justifier ces propos : « Pas d’intérêts pas d’actions ». Le président de l’UNIR/PS prévient quant aux conséquences qui peuvent en découler si toutefois les différents protagonistes découvrent les soubassements de tels actes. « Il est évident que l’intrusion de Monsieur Blaise Compaoré dans la quasi-totalité des crises survenues dans la sous-région et la grave suspicion qui a toujours plané sur lui dans le soutien des différents rebelles font courir à termes à notre peuple de très graves risques de danger s’il se révélait un jour que derrière ces médiations-là se cachait autre chose ». D’où l’invite de l’UNIR/PS au président Compaoré à tirer toutes les conséquences de sa gestion du pouvoir depuis 25 ans et à passer sans condition la main et d’adhérer à la sagesse de Samory Touré qui dit : « si tu n’es pas capable d’organiser, de développer et défendre le pays de tes pères, cède le trône aux hommes plus justes et plus valeureux ».

Basidou Kinda


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