Duarté II : Le moins mauvais choix !

Publié le mercredi 10 février 2016

Duarté a pris les commandes des Etalons. Il a signé un contrat de deux ans. Son objectif, qualifier les Etalons à la CAN 2017. On pourra dire que c’est un « come back  ». Il revient à ses premiers amours. Le retour de Duarté est diversement accepté au sein de l’opinion nationale sportive. Entre les pour et les contre, le débat est lancé. D’aucuns estiment que Duarté, n’est pas l’homme de la situation car il n’aurait pas confirmé le bien qu’on pense de lui. Car s’il a fait du bon boulot à la tête des Etalons, depuis son départ il n’a plus eu un autre fait de guerre sur son tableau de chasse. Autrement dit, son bilan après son passage à la tête des Etalons, notamment en tant que entraîneur des Panthères du Gabon ne parle pas pour lui. D’autres estiment que son autorité peut être remise en cause. Car il semblerait que son retour aurait été voulu et obtenu par certains cadres de l’équipe. Partant, Duarté aurait de la peine à tenir tête à ces cadres à qui il doit son retour. Ce retour contesté nous rappelle déjà l’arrivée du même coach. Souvenez-vous qu’en 2008, quand la FBF recrutait le Portuguais, il y a eu la même levée de bouclier, les mêmes réserves. A l’époque, on disait qu’il n’allait pas s’affranchir de la tutelle du joueur Ousséni Zongo qui a été à la base de son arrivée au Faso. On croyait que le joueur Zongo allait être chaque fois, le premier à être appelé sur la liste des Etalons. Le joueur en question a été appelé 3 fois. N’ayant pas convaincu, il a disparu de la liste des Etalons. Avant que Duarté ne s’installe, les critiques les plus acerbes remettaient en cause également son âge et son manque d’expérience. Effectivement, il n’avait que 37 ans, juste deux ans de plus que certains de ses joueurs. Il n’avait pas entraîné un club avec un défi important et une bonne pression. Juste un club de D2. En matière de sélection nationale, le Curriculum vitae de Duarté était vierge. Nous avons personnellement mis l’index sur cette insuffisance. Nous avions prédit l’échec. Mais à l’arrivée, le bilan de Duarté nous a fait pan sur les lèvres ! Il a réussi à reconstruire une équipe des Etalons qui ne savait plus gagner. Il a instauré une organisation professionnelle autour de l’équipe. Conséquence, le Burkina qui avait été absent deux CAN de suite (2006 et 2008) s’est invité à la table des seigneurs du continent à la CAN 2010 et 2012. La participation n’a pas été une grande réussite. C’est une réalité. Toutes les deux fois, on est sorti dès le premier tour. Mais nous estimons, aujourd’hui avec le recul que ce sont ces échecs qui ont préparé la réussite de 2013. Paul Put, le héros de 2013 a certainement ses qualités. Mais il a surtout bénéficié du travail de construction minutieusement et longuement fait par Duarté et son équipe. Paul Put a beau être un génie, il ne peut pas, en l’espace de trois mois monter une équipe qui va jouer la finale de la CAN. Mieux, après la CAN 2013, on a senti un coup de mou chez les Etalons. Nous avons la faiblesse de croire que la méforme des Etalons a commencé avec la fin de l’effet Duarté. C’était maintenant à Paul Put d’impacter de sa manière les Etalons. Si les résultats n’ont pas suffi, nous pensons que sa méthode n’a pas marché. Mais qu’il soit clairement indiqué. Duarté revient dans un contexte assez difficile. Déjà, il faut une volonté politique portée par un ministre des Sports fort. Mais il faudra que Duarté sorte le grand numéro pour un retour de sérénité dans les vestiaires. L’ambiance autour des Etalons est pourrie. Duarté doit s’attaquer à ce chantier dare-dare. Mais il devra aussi aider les joueurs en manque de compétition à se requinquer. C’est par là qu’il va relancer la sélection nationale et les Etalons dans leur carrière respective. En tout état de cause, Duarté, nous semble le moins mauvais choix pour les Etalons.

J J Traoré


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