Pacéré Titinga fait Grand officier de l’ordre national

Publié le jeudi 18 février 2016

Qui de l’avocat ou de l’homme de culture domine dans la figure de Pacéré Titinga ? Retenons que ce sont deux faces d’une même médaille. L’homme n’est plus à présenter tant il est une icône nationale. Le 22 décembre dernier, c’est dans l’enceinte des Ordres nationaux qu’il a reçu sa distinction des mains du grand chancelier.

Le cérémonial a sans doute été mis au point par le récipiendaire lui-même. On connait son penchant pour les symboles traditionnels. Paré d’une tunique dorée par endroits, assortie d’une coiffure qui rappelle à la fois le bonnet du prince moaga et le seigneur du prétoire, Maitre Pacéré Titinga conférait à tous ses gestes une allure de solennité. Tout chez l’homme est remarquable de grandeur et de solennité. D’abord le verbe. Reconnaissance et engagement sont les maîtres mots du discours qu’il a prononcé ce jour. En ces moments de fierté et de bonheur, il se souvient. D’abord de ceux qui ont rendu possible son ascension intellectuelle en l’envoyant à l’école. A la jeunesse dont les sacrifices permettent d’entrevoir les lueurs d’un nouvel ordre, politique et social. Aux avocats bien sûr ; un métier par lequel il s’est révélé. Aux écrivains, qui exercent plus qu’un art de la communication où la culture se hisse à la dimension internationale. Aux pauvres enfin. Comment oublier la condition qui est celle de sa communauté et de la majorité de ses compatriotes. Maitre Pacéré s’est aussi adressé au président du Faso qui l’a honoré de cette distinction et à travers lui à tout le pays à qui il a témoigné toute sa reconnaissance. Mais aussi son engagement à répondre des attentes de ce que le vieil homme qu’il est devenu, est encore capable de donner, pour la grandeur du Burkina. Des paroles fleuries d’éléments tirés de l’histoire et de la culture. Comme toujours !

GBN


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