Election couplée 2015 : Pas sans difficultés organisationnelle et logistique

Publié le mercredi 10 février 2016

Le pari de l’élection présidentielle et législative s’est tenu comme prévu ce dimanche 29 novembre 2015 au Burkina Faso. Dans l’ensemble, les acteurs s’accordent que les élections se sont bien déroulées même si des cas d’insuffisances ont été rapportés dans certains bureaux de vote.

Dès 6 heures, les bureaux de votes dans certaines localités étaient déjà ouverts et les électeurs pouvaient commencer le vote. Ce privilège cependant n’était pas donné à tous les électeurs. En effet, pour certains cas, des retards dans l’ouverture des bureaux de vote ont été constatés dans certaines localités. Des retards allant d’une heure à 9 heures. A titre d’exemple, au quartier Kaarpala à Ouagadougou le bureau de vote de l’école Wendmanegda a ouvert ses portes après 9h. Pendant ce temps celui de Wayalghin débutait les opérations de vote à 10h55mn. Le même constat a été fait à Yamtenga où le bureau de vote n°3 n’a ouvert ses portes qu’à 14h moins. Le record des retards est battu par le bureau de vote n°8 de l’école le Bon Berger. C’est à 15h passé que les électeurs ont eu droit aux urnes. A 11h à l’école primaire Georges Namoano, las d’attendre le début des opérations de vote, la situation a failli tourner à l’affrontement. Outre ces retards dans l’ouverture des bureaux de vote, certaines personnes n’ont pas pu voter parce qu’elles n’avaient pas leurs noms sur les listes électorales. L’utilisation des doublons n’étant pas maîtrisé par tous les membres des bureaux de vote, certains électeurs ont été tout simplement refoulés parce qu’ils ne trouvaient pas leur nom sur la liste initiale de la CENI. C’est par la suite que certains membres des bureaux de vote ont eu l’idée de vérifier certains noms sur les doublons avant de se rendre compte que ces derniers noms y figuraient. Autres localités, autres réalités. A Yagma par exemple, le Conseil du peuple pour l’action (COPAC) a menacé de fermer les bureaux de vote n°1 et 4 du lycée en guise de protestation contre le manque de bulletins de vote pour les législatives. Une situation liée à un retard dans l’acheminement du matériel de vote.
Du point de vue logistique, il nous est revenu que le matériel destiné aux bureaux de vote du Ziro s’est retrouvé dans le Noumbiel à des centaines de kilomètres de la destination prévue. Par ailleurs, un véhicule de la CENI en route pour acheminer le matériel de vote s’est renversé à Ouahigouya et le chauffeur s’en est sorti mais avec blessures. Qu’à cela ne tienne, on a fini par arriver et si les observateurs saluent le déroulement des élections, c’est sans doute que ces incidents n’étaient pas de nature à influencer la qualité des résultats.

Wend-tin Basile SAM


Commenter l'article (0)