A Bobo Dioulasso : Roch en héritier de Ouezzin Coulibaly

Publié le mercredi 23 décembre 2015

Bobo Dioulasso a été la ville choisie pour le lancement officiel de l’ouverture de la campagne de Roch Marc Christian Kaboré ce dimanche 8 novembre 2015. Le stade Sangoulé Lamizana qui a abrité la cérémonie était noir de monde. Cinq ballons estampillés MPP flottaient dans le ciel. Un écran géant pour la retransmission. Le meeting a été ponctué du début à la fin par des artistes de renom dont Floby, Sana Bob et la « diva » malienne Oumou Sangaré.

Initialement prévu pour 14 heures, c’est à 15h10 que Roch le «  candidat original » selon l’expression d’un partisan, fait son entrée dans la cuvette. Cette arrivée s’est faite sous un tintamarre de djembés et autres instruments de musique. Dans cet élan, Roch fait le tour du stade et salue la foule en liesse avant de rejoindre la tribune des officiels.
Léonce Sanou, directeur provincial de la Campagne du Houet est le premier à prendre la parole. Il fustige le sort qui a été réservé à Bobo Dioulasso sous Blaise Compaoré. «  Quand vous (Roch) serez au pouvoir, Bobo ne sera pas oublié comme cela l’a été pendant des décennies sous le pouvoir déchu de Blaise Compaoré  » C’est par un tintamare que la foule acquiesce ces propos. Pour le représentant de la coalition des partis politiques soutenant la candidature de Roch, c’est le candidat «  qui a le torse nécessaire pour assurer la fonction de président du Faso  », c’est pourquoi conclut-il, «  nous voudrions que Roch soit élu dès le premier tour, selon l’expression populaire un coup KO  »

« Roch n’est pas un candidat virtuel mais déjà le président du Faso »
L’une des icônes dans l’histoire du Burkina reste Ouezzin Coulibaly. Salif Diallo, le directeur national de la campagne de Roch, n’a pas manqué d’exploiter cela. Citant son discours-programme du 20 mai 1958, Salif Diallo confie : «  Nous sommes les héritiers de Ouezzin Coulibaly  » Des propos qui ont été vivement acclamés à travers applaudissements et youyous. Impressionné par la mobilisation du jour, Salif se ravise : «  j’avais dit un quart de tour mais vu la mobilisation de ce soir, je dirai 1/8 de tour . » Connu pour sa verve, il démarque Roch des autres candidats en lice. «  Roch n’est pas un candidat virtuel, c’est déjà le président du Faso au soir du 29 novembre.  » C’est le délire. Il invite alors Roch à venir sur le podium. Le stade vibre.

Les promesses de Roch
«  Si les populations du Houet nous soutiennent nous iront tout droit à Kosyam  » C’est ainsi que Roch entame son discours. Se souvenant de l’insurrection d’octobre 2014 et du putsch du 16 septembre 2015, il se fait le justicier des victimes de ces moments «  malheureux  » «  Je m’engage à ce que justice soit faite à ces morts ainsi qu’à leurs familles  »
Des promesses pour le Houet, il en a fait. S’il est élu président, Roch s’engage à faire du centre hospitalier universitaire de Bobo Dioulasso, «  un hôpital moderne  » Il a aussi promis qu’il n’y aura « plus d’écoles sous paillote jusqu’à nouvel ordre ». Il promet de construire des dortoirs pour les étudiants ainsi que l’accès au wifi. Une agriculture moderne (des tracteurs pour les agriculteurs) avec une réduction des prix des engrais. Roch s’engage également à ce que le barrage de Samendeni soit une réalité. Il compte améliorer les voies dans le Houet et surtout la construction de l’Autoroute Côte d’Ivoire/Burkina. Il reste convaincu que cela sera bénéfique à la province du Houet mais aussi à tout le pays. En fait, il veut faire de Bobo Dioulasso «  une ville de référence  ».

Par Basidou KINDA


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