Le Frère Boglo : « 80% des révélations sur le 29 novembre sont déjà réalisées ! »

Publié le mercredi 23 décembre 2015

Avant la campagne électorale qui a commencé ce 8 novembre il y a les nouvelles révélations du frère Christian Boglo, l’homme par qui passe Dieu pour parler à la transition Burkinabè !

Ce 9 novembre à 14 heures, j’ai rendez-vous avec le frère Boglo, qui, à la veille de chaque nouvelle révélation me fait l’amitié et la considération de passer personnellement me voir et m’inviter. Cette fois quand il était passé, j’étais absent. Dès mon retour, j’ai donc demandé à le voir et à lui parler. Je voulais aller chez lui, voir cette « tanière » depuis laquelle Dieu parle au frère. Il n’a pas voulu. Il m’a donné rendez-vous à l’Eglise de la Patte d’Oie.
Christian Boglo, je l’ai connu depuis l’affaire Norbert Zongo. En ce temps-là, Dieu ne l’avait pas encore aussi clairement choisi. Mais c’était un homme engagé. Puis nous nous sommes perdu de vue. C’est en 2013 que je le retrouve. Il était venu me parler de Blaise Compaoré qu’il tentait par tous les moyens de rencontrer, parce qu’il avait un message pour lui. Il est allé à Ziniaré rencontrer Antoinette, la sœur du président. Mais en vain. Il était convaincu que Blaise Compaoré courait un grand danger dans son entêtement. Pour Boglo, non seulement, il ne réussira pas, en plus il va devoir fuir le pays «  s’il tente  ». Le Burkina, dit-il est « l’équivalent d’Israël » pour l’Afrique.
Puis les 30 et 31 octobre sont arrivés. L’entêtement de Blaise Compaoré l’a emporté. Le frère Boglo et la force qui lui parle sont restés un des animateurs de cette transition. Ces dernières révélations défraient la chronique et lui valent, tous les quolibets. «  Personne ne m’épargne, depuis les révélations. Parce que j’ai révélé, ce qu’ils ne voulaient pas qu’on sache. Ceux qui préparaient ces choses ont organisé des attaques contre ma personne. Certains journaux ont même légendé ma photo comme auteur de révélations sataniques (…)  ».
Le frère Boglo que je retrouve cet après-midi du 9 novembre, est en plein jeûne. Les lèvres sèches et la bouche sans crachat. «  C’est à cause de toi, Newton que je suis venu. J’ai décidé de ne plus parler aux journalistes. Mais toi tu es un frère  ». Puis il m’attire dans un angle de la grande cour de l’église. Avec son mouchoir, il nettoie un tabouret et m’invite à m’asseoir, alors que lui-même prend place sur un banc à côté. Nous sommes partis pour deux heures d’échanges.
Sur les dernières révélations, il maintient tout ce qu’il a dit. Il précise seulement un aspect qui dit-il a été imparfaitement rapporté par la presse. Il dit n’avoir jamais dit «  deux présidentiables  », pour désigner les auteurs probables de l’auto proclamation qui va mettre le feu aux poudres le soir du 29 novembre à 19 heures. Il dit « deux hommes politiques ». Il dit ne pas pour l’instant connaitre l’identité de ces deux hommes politiques en question. Il soutient toujours que cette auto proclamation va «  être circonscrite très vite  ». Les révélations rendues publiques et les échos qu’elles ont eu, ont atteint à 80% leurs objectifs, c’est-à-dire éviter un autre bain de sang. Puis après un moment de silence il renchérit «  j’ai beaucoup de peine. Depuis le début de cette insurrection, regrette-t-il, j’ai parlé une première fois (la veille de l’insurrection). Il y a eu des morts. J’ai parlé une deuxième fois (une semaine avant le putsch). Il y a eu des morts. Cette fois l’esprit qui me commande ne veut plus de morts. C’est pourquoi à ma conférence de presse, j’ai invité le service de communication de l’armée et de la gendarmerie  ».
Le frère promet que le 29 novembre, le Burkina va organiser des élections exemplaires : « dans une ambiance sympathique » qui feront de Me Barthelemy Kéré, un des grands experts que l’on va s’arracher à travers le monde. A l’égard de ce dernier d’ailleurs, il ne tarit pas d’éloges. Il dit qu’il a fait un travail « excellent et béni  ».

Quid de Zida et de Kafando
Ils doivent s’engager dans la réconciliation « vraie ». Car avec cette réconciliation vraie Dieu va bénir encore plus le Burkina. Ils ont le devoir, insiste-t-il de tout faire pour ne plus que le sang coule encore. Lui-même, frère Boglo dit entreprendre présentement des démarches auprès des putschistes pour leur demander également d’être dans une disposition d’esprit pour la réconciliation vraie.
Il insiste sur le choix du Burkina, comme un pays «  élu de Dieu  ». Il s’étonne dès lors que certains veuillent le traiter de «  prophète de malheur  ». Du reste, ajoute-t-il, «  je ne réponds pas à ces humanoïderies. Je suis à une autre dimension. Spirituelle celle-là  ». Et de s’interroger. Les gens savent-ils seulement pourquoi le RSP, qui est composé de vrais soldats d’élite qui ont fait des guerres à travers le monde n’ont pas réussi ? Pour le frère Boglo, le RSP a été hypnotisé par la «  proclamation de Damas  ». Ces soldats si aguerris, sont restés dans leur caserne comme des moutons et se sont fait pulvériser. Alors qu’avec leur puissance de feu, en s’organisant autrement, ils auraient été invincibles. C’est l’œuvre de cet esprit qui gouverne la transition. Il rend bêtes tous ceux qui se mettent en son travers. C’est pourquoi cette révolution est différente, poursuit-il avec «  celle de Thomas Sankara qui était l’œuvre d’un groupe de militaires, ceux du CNEC, et d’un groupe d’activistes politiques au sein de l’ULC et autres…  ». La présente révolution est celle du peuple dans son ensemble. Elle est irrésistible. Même la France et son armée, soutient-il ne peuvent pas la vaincre, si elle le voulait.
Lui, frère Boglo a été choisi et investi d’une mission, contre laquelle, insiste-t-il, il ne peut rien. Il soulève les bas de son pantalon et montre les marques qu’il porte sur les genoux et les orteils. «  Touches !  » M’enjoint-t-il. Vois comment c’est dur. C’est à force de prières et d’invocations. Je suis toujours à genoux ». Alors les méchancetés des gens ; «  elles lui passent comme l’eau sur le dos du canard  ». Depuis 2013, la cellule occulte de Blaise Compaoré a tout essayé, c’est elle qui s’est retrouvée par terre. Alors conclu-t-il «  la force qui me parle est infaillible. Elle est mon bouclier. Celui qui me souhaite la prison, ira le premier en prison. Celui qui me souhaite le premier la mort, mourra le premier. L’esprit qui me donne les révélations est présent, omniprésent, omniscient et omnipotent  ». Il sait aussi ce que cela, peut lui coûter de parler et de prédire. Mais insiste-t-il, il n’a pas le choix.

Par Newton Ahmed Barry


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