Pacte de bonne conduite : Que personne ne se livre à la violence !

Publié le samedi 5 septembre 2015

La campagne pour les élections législative et présidentielle s’ouvre le 19 septembre prochain. Pour fixer les règles du jeu pour une campagne électorale réussie, les partis et formations politiques ont signé à Ouagadougou le vendredi 21 août dernier, un pacte de bonne conduite à l’initiative du Conseil Supérieur de la Communication (CSC). La cérémonie a été présidée par le Président de la transition, Michel Kafando.

17 candidats dont 2 femmes ont paraphé le document sous l’œil vigilant de la présidente du CSC, Nathalie Somé. Il est composé de 17 articles. «  Le but recherché à travers la signature de ce pacte est de faire en sorte que le discours électoral ne brise pas l’harmonie de l’unité nationale, que l’on ne se livre pas à des surenchères, à des diatribes, à des attaques personnelles, à une rhétorique qui aurait pour conséquences d’entraîner une fracture sociale », a confié le Président de la transition, Michel Kafando. En adhérant au pacte, les différentes parties prenantes aux élections s’engagent à inscrire leur discours dans le cadre de la saine propagation des idées, à interdire à leurs militants toute attitude, tout comportement et tout propos susceptibles de porter atteinte à la dignité humaine et à la cohésion sociale. « C’est un engagement solennel pour chaque candidat de respecter ce pacte et l’éthique politique dans les actes que nous allons poser pour conforter notre processus démocratique  », a déclaré Me Bénéwendé Sankara, candidat de l’UNIR/PS. Selon la présidente du CSC, c’est le gage d’une couverture médiatique apaisée.
Le pacte est l’application de la recommandation des dispositions du code électoral et de la loi organique 015 du 14 mai 2014 portant attribution, organisation, composition et fonctionnement du CNT. Selon Michel Kafando, la réussite des élections est un défi. « Cette période électorale qu’entame notre pays est d’une importance capitale pour la nouvelle démocratie que nous voulons construire et qui, désormais et à l’inverse des mascarades électorales que nous avons connues jusqu’à présent, doit se baser véritablement sur le libre choix de ses gouvernants par le citoyen. Point besoin d’ajouter que la communauté internationale nous observe, puisqu’il est maintenant acquis que la façon dont nous réussirons ces élections servira d’exemple et de référence ».

Assita Sanou


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