Tour du Faso 2013 : Les 50 millions de la discorde

Publié le vendredi 1er mai 2015

C’est désormais la discorde entre le ministère des sports et des loisirs et la fédération nationale de cyclisme. Une conférence de presse du 6 octobre 2014 en a fait la révélation, celle du ministre d’alors, Yacouba Ouédraogo dit Yac. Il y a eu des malversations financières dans l’organisation du tour du Faso 2013 dira le ministre. C’est le point de départ d’une querelle qui perdure. Surtout que dans la dénonciation du ministre il n’y avait aucune preuve pour l’étayer !

Le nœud de la discorde, ce sont 50 millions de francs CFA, une somme d’appoint qui devait boucher le trou du budget déficitaire du tour du Faso 2013. Mais seulement, voilà que jusqu’à ce jour, cette somme n’a toujours pas été versée. Pourtant, le ministre en avait bien donné l’assurance. A l’étape de Fada (Est du Burkina), la machine du Tour est brusquement grippée. Le président du comité d’organisation, Alassane Ouangraoua, décide de mettre un terme à l’édition. Prévenu, le ministre Yacouba Ouédraogo saisi son téléphone et joint Ouangraoua, le président de la fédération de cyclisme. C’était un mercredi, jour de conseil des ministres. «  Il m’a dit qu’il vient de sortir du conseil des ministres et qu’on a décidé d’accorder les 50 millions manquants. Il m’a recommandé de faire une conférence de presse pour l’annoncer  » précise Ouangraoua. Le chargé de communication de la fédération, Jérémie Nion, par ailleurs responsable de la commission presse du Tour, suggère d’attendre, le temps de voir clair. Dans son discours de clôture du Tour, M. Ouangraoua annonce en effet la nouvelle : «  Le Tour du Faso 2013, malgré un gros apport de l’Etat et en dépit de la contribution des partenaires financiers, présentait un bilan financier déficitaire de 50 millions de F CFA. Face à cette situation, le gouvernement burkinabè a pris ses responsabilités en apportant le complément.  » 
A la question posée plus tard au ministre relativement à ces 50 millions, s’il confirme bien avoir annoncé le déblocage de l’argent ? : «  C’est des faux trucs » a-t-il répondu. Nous lui rappelons le procédé par lequel la nouvelle du déblocage avait été annoncée. Dans un gros rire, il répond, en fin connaisseur du milieu : «  Je connais bien les stratégies des uns et des autres. J’ai été un sportif, un dirigeant.  » Le plus important pour lui c’est comment la subvention de l’Etat a été gérée. Son développement qui va suivre permet de mieux comprendre. A sa première année dira-t-il, il y avait aussi un déficit de 50 millions. «  J’ai alors plaidé au niveau du conseil des ministres.  » Le déficit a ainsi été comblé. La 2e année, c’est le même scénario. «  J’ai posé le problème au conseil des ministres. Mais comme le gouvernement a su que la gestion n’est pas bonne, il ne s’est plus exécuté  ». Pour voir plus clair, nous nous sommes tournés vers la direction générale du budget (DGB). Celle-ci après des recherches n’a pas été en mesure de confirmer. La DGB décide de s’informer auprès de la direction générale des affaires immobilières de l’Etat (DGAIE). Là-bas non plus, pas de trace des 50 millions. «  Il arrive que les ministères traitent directement  » sans passer par les services habilités tente-t-on d’expliquer du côté de la DGAIE. Dans ce cas de figure, il ne peut y avoir de traçabilité. Au secrétariat général du gouvernement malgré des recherches approfondies, une source n’a pas été en mesure de retrouver la trace des 50 millions. «  Cela ne veut pas dire que l’argent n’a pas été débloqué  » affirme cette source. Chose étonnante, ces propos sont identiques à ceux entendus au niveau des services du ministère de l’économie et des finances. Au bout du compte la réalité des 50 millions est plutôt fantomatique ! Cette somme devait servir de l’avis de la fédération du cyclisme à payer les ardoises de la logistique ou de l’hébergement-restauration.

De la question de la logistique

C’est suite aux déboires de la commission logistique que le public a su que quelque chose clochait au niveau de l’organisation du Tour du Faso. Les chauffeurs n’ont pas été payés. Du moins, ils n’ont pas reçu la totalité de leur argent. Le ministre Yacouba Ouédraogo, lors de sa conférence de presse le 6 octobre 2014, dira alors : «  La dernière fois, lorsque j’ai reçu les plaignants, ceux qui avaient loué leur voiture, nous avons compris que l’argent n’était pas utilisé pour le Tour. Lorsque vous faites un point, vous voulez 100 véhicules pour le Tour alors qu’en réalité c’est 50 véhicules que vous utilisez (…), on vous donne l’argent des 100 véhicules. Vous retenez la moitié et vous ne remettez même pas la totalité à ceux qui vous ont donné les véhicules.  »
Arouna Nana fait partie des plaignants. C’est d’ailleurs lui leur porte-parole. Il explique comment les choses se sont passées. La première fois qu’il a participé au Tour du Faso c’était en 2011. Lors de cette édition, il avait mis en location deux véhicules. La location journalière du véhicule était de 25000f. Il a fallu six (6) mois pour qu’ils aient la totalité de leur argent. Pour l’édition 2013, c’est arrivés à Ouahigouya (région du Nord) qu’ils ont été payés à 50%. Certains ont eu 100.000f, d’autres plus (selon le type de véhicule). En gros chacun pouvait avoir 375.000f. C’est y compris les 5 jours du Championnat d’Afrique (75.000f) qui n’ont pas été honorés par le Tour. «  Moi en tout cas j’ai pris 150.000f. Ce qui fait un total de 300.000f pour les 2 véhicules mis en location. » Après Ouahigouya où ils ont perçu la moitié de leur dû, c’est à l’étape de Bobo Dioulasso (région de l’Ouest), qu’ils exposent leur problème à Mahamoudou Ouédraogo dit papa Bakala (un artiste Dj a chanté ce nom à succès dans les années 2007), alors président de la commission logistique. Ce dernier leur a rassuré qu’arriver à Ouagadougou, ils seront payés. Jusqu’à ce jour la promesse n’a pas été tenue. «  Mais après le tour, nous avons attendu, une semaine, un mois, deux mois… on ne nous appelle pas. Dès le 6e mois j’ai commencé à me plaindre. Toutes les fois que nous avons entrepris de discuter avec les responsables du Tour, ils nous disent que le problème se situe au niveau du ministère. Finalement, nos plaintes ont remonté jusqu’au ministre Yacouba Ouédraogo. Il nous a fait appeler afin de mieux comprendre le problème  » explique ainsi Arouna Nana d’une voix explosive. Dans leur entretien avec le ministre, il est ressorti que certains membres du comité d’organisation «  prennent des femmes qu’ils hébergent, nourrissent. Mettent également à leur disposition des véhicules  » selon Arouna Nana. Voilà qui renforce le propos du ministre Yac selon lequel «  l’argent va ailleurs que dans le Tour  » Ces «  allégations  », le président Ouangraoua les avait déjà entendues. En effet, sans qu’on ne lui pose la question il apprécie : c’est «  des absurdités  »
En 2013, le budget de la commission logistique avoisinait 32 millions de francs CFA. Selon le président de ladite commission, il n’a reçu que 15 millions de francs CFA venant de Francis Ducreux par le biais des sponsors. C’est cette somme qui a permis de payer les avances des véhicules. Des 15 millions, il est resté 300.000f selon le président de la commission, Mahamoudou Ouédraogo. La logistique aura mobilisé en tout environ 86 véhicules et 10 motos (pour la gendarmerie et la police). Seules 60 voitures ont perçu une avance selon le document qu’ils brandissent en guide de preuve. Difficile tout de même d’établir un lien de surfacturation numérique des véhicules. Tout comme le ministre qui accuse la fédération sans une preuve formelle, certaines sources proches de la fédération accusent également le ministère d’avoir mis en location des véhicules de l’Etat lors de ce tour. Au niveau du ministère, on rejette en bloc ces accusations.

Hébergement et restauration

La question de l’hébergement et de la restauration semble relever de la souveraineté du comité d’organisation. Vouloir piocher la moindre information là-dessus c’est violer un secret. La commission Hébergement et restauration fait partie des trois plus grosses entités budgétivores (commissions presse et logistique sont les deux autres). Cette commission était placée sous la responsabilité d’Ali Bangré. Ce dernier refuse de parler de son propre chef. «  Demander au président du comité d’organisation (Ouangraoua) s’il est d’accord  » suggère-t-il. Ce même jour (2 février 2015) aux environs de 16 heures, le président Ouangraoua est joint pour ledit accord. Le président s’emporte. «  J’ai déjà discuté avec vous. J’ai été assez clair. Maintenant arrêtez de me suivre comme la police  » En effet, le 14 janvier 2015, il nous avait reçu dans son bureau à 12h 45. Il vaut mieux ne pas parler de surfacturation devant Ouangraoua. Il rougit en effet. Une surfacturation suppose une complicité entre le comité d’organisation et les Hôtels. Très difficile de démêler de telles accusations. «  Si on dit qu’on fait de la surfacturation alors qu’Excellence Hôtel (EH) n’a que 60 places, c’est faux !  » martèle-t-il, le ton remonté. Pour la petite information EH n’a que 49 chambres dont 05 appartements, 05 suites juniors, 03 Twins, 36 singles/doubles. Au temps du ministre Jean Pierre Palm, cet Hôtel a sauvé de justesse l’organisation d’une édition du Tour. Ainsi s’est installée une «  fidélité  » entre la fédération et cet Hôtel fait savoir Ouangraoua. «  Il y a des salles qu’on fait aménager. Des salles de réunions, des magasins dans lesquels ils mettent des lits  » explique-t-il. Le Tour traine d’année en année des crédits de cet hôtel (on n’a pas pu piocher la moindre information sur le montant tant au niveau de l’hôtel que de la fédération). Puisque plus rien ne sera comme avant. On se disait que c’était une occasion en Or pour Excellence Hôtel de s’exprimer sur l’affaire. Mais peine perdue. Depuis juin 2014, c’est Paul Marie Bayala qui en est le Directeur général. Toutes les tentatives pour le rencontrer ont été vaines. La dernière en date a été le 14 avril 2015. Pour lui, il faut prendre attache avec son prédécesseur, Matthias Koné, directeur général à l’époque. Seulement, monsieur Bayala précise que « monsieur Koné n’est pas obligé de parler. » Aujourd’hui, Mathias Koné travaille à son propre compte et Excellence Hôtel est un épisode sans rediffusion pour lui. «  J’ai tourné la page  » coupe-t-il court. L’attitude des responsables d’Excellence Hôtel n’est pas sans renforcer les soupçons de complicité avec la fédération du cyclisme. «  Nous avons vu que des hôtels de 50 lits étaient facturés pour près de 80 lits  » confiait ainsi le ministre Yacouba Ouédraogo lors de son point de presse du 6 octobre.

Les 18 millions
Pour l’année 2013 c’est au total 140 millions de francs CFA que le gouvernement a donnés. Dans cette somme, de l’avis de la fédération du cyclisme, le ministère a retenu 18 millions pour le comité de supervision. Ce comité est composé exclusivement d’agent du ministère. Contrairement au comité national d’organisation du Tour qui inclut des membres de la fédération et du ministère. La fédération n’admet pas une telle démarche. Au niveau du ministère, on se défend. Du reste, si le directeur de l’administration et des finances (DAF), Mahamadi Kagoné (remplacé récemment) dit ne rien savoir de cette somme, certains de ses collègues en savent quelque chose. Selon un agent, les 18 millions correspondent à la prise en charge des gens sur le terrain : 230 000 à 240 000f. En faisant les calculs cela correspond à 240 000f pour 75 personnes. Ainsi, pour la prise en charge, chaque responsable de commission communique le nombre de ses membres au ministère. Cela a fait des mécontents au niveau des journalistes. «  La somme était considérablement en baisse par rapport aux années précédentes qui était de 200 000f  » confie l’un d’eux. Leur prise en charge était de 160 000f par journaliste dont la moitié, 80 000f, a été perçue au départ de Ouagadougou. Jérémie Nion s’en défend. Que ses confrères ne pensent pas qu’il soit à l’origine de cela. Selon ses explications, tout cela vient du ministère. Il ressort d’ailleurs que c’est seulement les présidents des commissions et leurs seconds qui ont touché 210 000f, en ce qui le concerne. Pour le Tour 2013, la décision est venue du ministère de réduire les perdiems. «  Qui a dit de diminuer les perdiems ?  » a demandé le président Ouangraoua. Cette question n’a jamais connu de réponse jusqu’à aujourd’hui.
Pour le comité de supervision, c’est 5 millions qui ont été débloqués fait savoir le DAF. Ce comité s’est voulu financièrement indépendant «  pour faciliter les choses pour les agents du ministère. » Cette manière de faire les choses révèle bien le climat tendu entre la fédération et le ministère. «  Un cadre du ministère ne va pas venir s’abaisser devant la trésorerie de la fédération  » rapporte ainsi le président Ouangraoua les propos d’agents du ministère. Ce que confirme un agent en ces termes : «  On ne peut pas devenir comme des mendiants  »
La relation entre la fédération et le ministère des sports n’est pas au beau fixe. Le tour du Faso fonctionne avec deux comptes. Un géré par le DAF du ministère (subvention de l’Etat) et un autre géré par la fédération (les contributions des sponsors). « Ce qui n’est pas normal » diront respectivement le DAF du ministère et le président Ouangraoua. En effet, chacun de son côté rejette la faute sur l’autre. Selon le président Ouangraoua, au temps du ministre Palm, un compte commun a été créé. Cependant, dira-t-il, «  depuis le ministre Yacouba on ne verse plus rien dans ce compte  » A la date du 14 avril dernier, ce compte est crédité de 38 000f affirme M. Ouangraoua.

(Encadré 1) Les dettes

Selon le rapport financier de la fédération du cyclisme, la dette à la date du 3 novembre 2013 s’élevait à 59 millions 994 230 f CFA. A l’Hôtel Excellence, il y a une ardoise de plus de 9 millions. Pour la commission logistique c’est plus de 21 millions. Le travail abattu par la presse nationale dépasse un peu les 6 millions à payer. Seule la retransmission à l’international qui a été payée à hauteur de 43 millions. Sur ce point le ministre Yacouba Ouédraogo est dubitatif : « J’ai demandé à Nion entre nous, on sait combien coûte la retransmission à l’international » Sur ce point Jérémie Nion affiche la sérénité. Il explique que du temps du ministre Jean Pierre Palm, la question du coût avait été posée. La réponse a été que « cela relève de la souveraineté nationale  » Et c’est le ministère qui s’en chargeait personnellement. C’est plus tard, en 2011 que Francis Ducreux, coordonnateur du Tour, s’est insurgé contre cette manière de faire. Il exigea que la retransmission à l’international soit du ressort de la commission presse qui jusque-là ne s’occupait que de la presse nationale. C’est à partir de ce moment qu’on a su que la retransmission à l’international coûtait 43 millions de francs. C’est la somme qui a été arrêtée avec «  Ça vous Play production  ». Il y a également comme dette, les pourcentages de Francis Ducreux qui avoisinent les 36 millions. En effet, sur chaque sponsor, il avait 25%. Pour le Tour 2013, il a pu mobiliser au niveau des sponsors plus de 145 millions sur 150 millions 960 000. Réduction ainsi faite de ses pourcentages, c’est un peu plus de 113 millions qui ont été engrangés comme gains de sponsoring. A ce monsieur, on doit beaucoup d’argent. Au temps de Jean Pierre Palm, à une édition, le tour s’est confronté à un sérieux problème budgétaire. Francis Ducreux s’était investit personnellement à hauteur de 97 millions de Francs CFA. Jusqu’à ce jour, c’est seulement 20 millions qu’il aurait perçu comme remboursement. Pourtant, dit-il, le ministre Palm en son temps avait donné l’assurance que l’argent était disponible et qu’il allait être payé. Le ministère de la santé lui doit au moins 30 millions comme facture de publicité sur le paludisme.
Quand il réclame son dû on lui dit gentiment que «  c’est de la gabegie et qu’on ne le payera pas  » Lors de la boucle du Coton, il a fait de la publicité au profit de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) à hauteur de 41 millions. C’était au temps d’Innocent Couldiaty alors directeur général de la CNSS. Là aussi, il n’a pas été payé.

(Encadré 2) L’Etat burkinabè, principal sponsor

Depuis le départ d’ASO (Amaury Sport Organisation/ co-organisateur Tour de France) en 2009, l’Etat burkinabè est devenu le principal sponsor du Tour du Faso. A l’époque d’ASO, le budget du Tour atteindrait les 700 millions de francs CFA. Mais pour des différends dans l’organisation du Tour, ASO s’est retiré. Dès lors, ça devient compliqué pour les organisateurs de mobiliser 400 millions pour organiser «  un tour moyen  » selon l’expression d’Alassane Ouangraoua. En son temps, l’Etat burkinabè contribuait seulement à hauteur de 19 à 20 millions. Il y a eu donc des plaidoyers pour amener le gouvernement à investir davantage. Le Tour du Faso doit survivre après ASO parce que c’est devenu une vitrine qui fait parler du Burkina à l’étranger. C’est donc un patrimoine à protéger. Le gouvernement prête alors une oreille attentive aux doléances formulées. Sa contribution est revue à la hausse. C’est environ 160 à 180 millions que le gouvernement a débloqué pour que le Tour se tienne juste après le départ d’ASO. Malgré tout, le tour est entrain de péricliter. En témoigne cet écrit (toujours d’actualité) de JJ Traoré dans les mêmes colonnes de ce journal en 2012 sous le titre : «  Tour du Faso 2012 : ça coince !  » Il disait ceci : « Alors le vélo burkinabè ne s’est jamais mieux porté, alors que les coureurs cyclistes vont trembler de par leurs performances au point qu’on évite de les associer à des courses du continent, le prestigieux Tour du Faso, notre outil diplomatique va mal. C’est à en perde sa logique ! Depuis 2 ans, le Tour du Faso est entré dans une spirale négative. Les anciens démons sont de retour. L’organisation a des ardoises, des arriérés de 3 ans. Plus rien ne va ! Alors que l’édition 2012 est annoncée, les factures de celle passée sont encore en souffrance. Fait nouveau, les partenaires et autres sponsors du Tour du Faso se désintéressent peu à peu de l’événement. Au-delà du simple rendez-vous sportif, le rendez-vous de la petite reine dans notre pays est une vitrine. Partant, l’effort de guerre devait interpeller tous, surtout les sociétés étatiques. Grande a été notre surprise de savoir que la CNSS qui dispose pourtant d’une surliquidité au point d’en faire des prêts illégaux décide de ne pas donner un copeck au Tour ! Rien ne justifie non plus que la LONAB, partenaire fidèle des plus fidèles qui a toujours misé gros dans l’événement ne soit plus disposée à ne faire qu’un tiers de son effort financier habituel. La SOFITEX, le CNLS-IST … les partenaires sont légions à ne plus vouloir apporter leur soutien au Tour. Mais passe encore qu’un partenaire n’accompagne pas le Tour du Faso. Au moins, l’organisation sait à quoi s’en tenir. Mais le sport favori de certains partenaires est de ne pas tenir parole. Une fois approchés, ils promettent leur apport mais le paiement c’est après service. Le Tour du Faso leur apporte la visibilité souhaitée mais à l’heure des paiements, ne comptez plus sur eux ! Du coup, les organisateurs ne peuvent faire face à leurs engagements. Ainsi s’installe le cycle de la dette ! Disons-le tout net, le Tour du Faso a pris la voie idéale pour mourir de sa belle mort. Seule une plus grande implication de l’Etat peut le sauver  » Aujourd’hui, selon Francis Ducreux, l’homme-orchestre du Tour du Faso, il n’y a plus un sponsor à plus de 50 millions. Le plus gros sponsor actuel reste Brakina. Le groupe Fadoul qui a parrainé pendant longtemps le maillot jaune s’est retiré n

Par Basidou Kinda


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