Lucarne Citoyenne n°300

Publié le jeudi 26 mars 2015

NERWAYA : Franck Alain Héiiiy… Heiiiy !

Quand on prend un abonnement pour avoir droit à un bouquet satellitaire, on entre dans un rapport contractuel avec le fournisseur. L’obligation du client c’est de payer rubis sur ongle la facture de l’abonnement tandis que celle du fournisseur c’est mettre le bouquet choisi à la disposition du client. Le manquement au contrat emporte des conséquences en termes de sanction. Quand le client est défaillant et qu’il ne paie pas, la conséquence est immédiate, c’est la coupure du bouquet. Mais quand le fournisseur est défaillant, quelle sanction encoure-t-il ? A Nerwaya, on ne semble pas prendre la mesure du préjudice qu’on fait subir au client. Quand on se précipite à la maison pour suivre une émission que l’on a inscrit au programme et que l’on se retrouve devant un écran noir sans aucun préavis, il y a véritablement problème. Des clients se plaignent de ce que à plusieurs reprises ils ont été coupés pour motif d’abonnement échu alors qu’il n’en est rien. Et quand preuve à l’appui, ces derniers demandent à être rétablis immédiatement dans leur droit, il arrive qu’on leur dise que le technicien est rentré à la maison. Ce qui veut dire qu’on ne peut vous rétablir que le lendemain. Alors, il faut que le fournisseur comprenne qu’on ne peut pas gagner sur toute la ligne. Faute d’un tableau de bord fiable qui lui permette de suivre scrupuleusement les termes des abonnements, il faudra qu’il se mette en tête qu’il devra dédommager le client à la hauteur du préjudice subi. L’impunité doit cesser. Et puis dans le marché satellitaire, il faudra bien instituer un service à feu continu. Ou le client est roi ou il ne l’est pas ! Vivement une association de consommateurs du secteur.

Rentrée du barreau : Feu sur la corruption judiciaire

La justice a aussi besoin d’un balai citoyen. La formule est du bâtonnier du Mali mais Mamadou Traoré, le chef du barreau du Burkina l’a à son tour déclinée et surtout développée. Il était particulièrement inspiré le bâtonnier du Burkina quand il s’est mis à explorer les mauvaises pratiques de notre justice. C’est une matière qu’il connaît bien si tant est que la corruption comme le pense l’opinion publique rentre souvent au palais par le biais des avocats. Si les décisions de justice se négocient, c’est sans doute par l’intermédiaire aussi de l’avocat. Mais la pratique de la corruption c’est la mort assurée de la poule aux œufs d’or. C’est pourquoi elle doit être éradiquée. On ne peut en effet se contenter de dénoncer. S’il faut l’éradiquer,par quels mécanismes peut-on et va-t-on le faire ? Eh bien c’est ce qui intéresse surtout le justiciable lambda, lui qui est taillable et corvéable à merci. Le barreau burkinabé dont le dynamisme est reconnu au-delà de nos frontières saura sans doute ajouter sa pierre à la pierre des autres acteurs de la justice pour bouter hors de nos palais cette gangrène maléfique qu’est la corruption. A l’heure des Etats généraux de la justice le cri de guerre du barreau est assurément une bonne nouvelle.

Tapis rouge pour Auguste Denise Barry

On le sait l’étape abidjanaise du ministre Auguste Barry ne s’est pas bien passée. Quelques jeunes gens ont tenu à lui faire savoir qu’ils étaient mécontents de la décision de ne pas faire droit au vote des burkinabé de l’étranger en ce qui concerne le double scrutin d’octobre 2015. Malheureusement ils l’ont fait de manière si violente que cela a fortement nuit à leur image. Du reste après l’incident, ils sont nombreux les burkinabé qui s’en sont démarqués. Quand aux burkinabé de l’intérieur et plus particulièrement les ouagavillois, ils ont tenu à accueillir triomphalement leur ministre à son retour au pays. Mais malgré cet accueil triomphal il n’a pas échappé à certains le propos du ministre Barry considéré comme malheureux. Parlant des manifestants d’Abidjan, il aurait dit à peu près ceci : ces gens-là ne méritaient pas d’être des burkinabé. Evidemment de tels propos peuvent être diversement appréciés. Dans un contexte aussi volatil certains ont vu là la justification de la décision gouvernementale de ne pas les faire voter. Une mise au point ne serait peut-être pas de trop n


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