RENCONTRE BLAISE COMPAORE/ FORMATIONS POLITIQUES : La classe politique unanime approuve

Publié le lundi 6 octobre 2014

Mardi 23 août 2014. Les formations politiques de notre pays, toutes tendances confondues, se sont succédé pour rencontrer à tour de rôle le président du Faso à Kosyam. Même menu pour tous. Echanger sur la situation nationale. 

C’est sous l’instigation de M. Blaise Compaoré que ces conclaves ont eu lieu. Si tous ont salué l’initiative du chef de l’Etat, les partis membres du Chef de file de l’opposition (CFOP) réaffirment leur position contre la révision de l’article 37 et la tenue d’un référendum.

 C’est dans son bureau personnel que M. Compaoré a échangé avec ses convives. Visiblement la disposition de la salle laisse croire que le nombre des invités était contingenté.

Nonobstant un bureau spacieux avec une longue table pouvant accueillir une vingtaine de personnes, seulement neuf chaises étaient installées dans la salle. Des deux côtés de la table sont placées quatre chaises.

Huit en tout pour les hôtes. Et une au bout de la table pour le président. Deux personnes parmi lesquelles, Yé Arsène Bognessan, l’assistent durant toutes les rencontres. Chaque formation est représentée par six personnes. Les échanges se faisaient hors caméra et appareil photo. Les rencontres ont commencé avec le CDP et les partis de la mouvance.

Assimi Kouanda et Alain Yoda répondaient au nom du parti majoritaire. Gilbert Noel Ouedraogo de l’ADF/RDA ; Amadou Djamdjoda Dicko et deux autres représentaient les partis de la mouvance présidentielle. L’ambiance est amicale. Les visages détendus avec de récurrents sourires.

10h 47. Arrivent les représentants du CFOP avec Zéphirin en tête. A la suite il y avait Roch Marc Christian Kaboré, Me Bénéwindé Sankara, Arba Diallo et Ablassé Ouedraogo.

Contrairement aux premiers, ici, les visages sont plutôt graves. Les sourires sont quasi inexistants. Une fois dans le bureau du Chef de l’Etat, avant son arrivée en tout cas, les visages gardent toujours leur humeur. Les regards ne se promènent pas.

Concentré, chacun garde le regard fixé devant lui. Le président annoncé, on se lève pour l’accueillir. Blaise fait le tour de la table serrant les mains tout en esquissant des sourires. Les visages sont un tout petit peu décontractés.

Cependant, arrivé au tour de saluer Roch, Blaise serre la mine et évite de le regarder dans les yeux. La salutation se fera de façon impersonnelle et négligente. Roch lâche la main du président très rapidement. Le tête-à-tête Blaise et les leaders du CFOP s’est fait assez rapidement.

Il est 11 h 13 mn quand Me Hermann Yameogo descend de son véhicule. Il sera suivi par Ram Ouedraogo, Maxime Kaboré, Joceline Vokouma, Michel Ouedraogo et un sixième. Les membres du Front républicain seront les derniers reçus.

Leur entretien avec M. Compaoré durera plus que celui de leurs prédécesseurs. Attendant le Chef de l’Etat, la salle ne connaitra pas le relatif silence qu’on observait jusque là. Pratiquement tous s’adonnent à des causeries.

Maxime Kaboré s’entretient avec Yé Arsène Bognessan et rit parfois aux éclats. Hermann profite de l’ambiance pour évoquer l’actualité politique du Congo. L’arrivée du locataire de Kosyam sonnera le retour du silence.

C’est avec soumission et un remarquable égard que les membres du Front le saluent. Chaque groupe a bien voulu se prêter aux questions de la cohorte de journalistes qui signaient une présence massive.

Les positions déclinées

Au parloir, chaque délégation a tenu à saluer l’initiative du président du Faso. Le Chef de file de l’opposition Zéphirin Diabré dit être d’accord sur le principe du dialogue mais « reste ferme sur sa position » et « n’entend faire aucune concession ». Ainsi donc, pour le CFOP il n’est pas question de réviser l’article 37 de la Constitution ni d’accepter la tenue d’un référendum.

Quant au Front républicain, de par la bouche de Hermann Yameogo, « ce cadre est la concrétisation de l’appel de Gaoua ». Pour lui, faisant allusion au propos de Zéphirin, « on ne peut pas accepter le principe du dialogue et se camper sur une position  ». Assimi Kouanda souligne que son parti et ceux de la mouvance « soutiennent tout cadre pour renforcer le dialogue et la paix  ».

Voilà qu’après la concurrence des stades et des visites sélectives dites de courtoisie, à l’initiative du président du Faso, la classe politique déchirée, se retrouve autour du chef de l’Etat en personne, pour penser une sortie de crise. On peut dire merci au président malien qui a d’une certaine manière congédié M. Compaoré de la médiation malienne. Il a désormais le temps de s’occuper des problèmes domestiques.

Hamidou TRAORE


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