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Trois
Burkinabè périssent dans
un incendie à New York
Mohamed,
Assita et Mariam ont péri dans l'incendie
Il s'appelle Fofana Kassoum, né en 1964 à Toussiana.
Le 14 mars 2007, jour anniversaire de sa naissance, par un coup
de fil de Brooklyn, il nous a relaté le drame dans lequel
sa femme Coulibaly Assita et ses deux enfants, Mariam (3 ans)
et Mohamed (à peine 1 an) ont perdu la vie.
Le 24 février 2006, le feu s'est déclaré
dans son appartement situé au 4è étage de
l'immeuble. Devant les flammes et la fumée, il tente un
geste de désespoir en se jetant par la fenêtre. L'épouse
et les enfants qui n'ont pas suivi sont consumés dans les
flammes. Lui s'en sort avec trois jours de coma et une main paralysée.
Fofana
Kassoum, seul rescapé de l'incendie
Toutes les télévisions de New York
diffusent en boucle le drame de Brooklyn. Pendant des jours, les
images repassent et l'Amérique se familiarise avec le visage
de ce rescapé et découvre l'histoire du jeune paweogo
burkinabè. Les témoignages de solidarité
affluent de la part des Américains. Retenons le geste de
cet Américain qui a décidé de lui offrir
un toit pour un an, en attendant que les choses aillent mieux
pour lui. Et aussi ce geste du maire de New York qui apprend que
deux autres enfants de Kassoum sont restés au pays et qui
lui propose de faciliter la délivrance de passeports pour
les faire venir en Amérique. Autant de témoignages
de solidarité qui ont profondément touché
Kassoum. Malgré cela, son cur reste noué,
quand il pense à l'attitude des autorités de son
pays. L'ambassadeur burkinabè avait été prévenu,
affirme-t-il, mais il n'a pas bougé. Même le représentant
du Burkina auprès des Nations unies Kafando qui était
sur place à New York n'a pas bougé. Et quand il
voit que du côté du Mali, des ministres sont venus
spécialement de Bamako (il ne parle pas de l'ambassadeur
et des officiels sur place qui étaient là) pour
soutenir les parents de leurs compatriotes qui ont péri
dans un récent incendie à New York, il ressent de
l'amertume. Est-ce que nous aussi, on ne peut pas changer un peu
là ? Quand même !
Retenons tout de même un geste venu du Commissariat central
de Bobo-Dioulasso où des condoléances ont été
présentées à la famille trois mois plus tard,
précisément en Mai 2006. C'est bon à prendre
mais ce n'est pas arrivé !
Germain Bitiou Nama
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Père
Balemans prend congé du Burkina
Il y a une cinquantaine d'années, un père catholique
avait déposé son baluchon au Burkina. Le révérend
père Balemans, puisque c'est de lui qu'il s'agit, a décidé,
après plusieurs années de bons et loyaux service
rendus au Burkina Faso, au nom de l'Eglise Famille, de rentrer
chez lui en Hollande. Pour lui rendre hommage, le Réseau
National de Lutte Anti-Corruption (REN-LAC) avec lequel il a travaillé
depuis sa création, a organisé un cocktail d'au
revoir le 17 février. Dans son intervention, le secrétaire
exécutif du REN-LAC, Moctar Zonou, a situé l'immense
travail que le père Balemans a mené aux côtés
de sa structure : " Nous au REN-LAC, nous vous connaissons
parce que vous avez très tôt adhéré
au combat que nous menons, puisque vous avez été
admis comme membre d'honneur en 2002. Votre contribution à
l'édification de notre organisation et à l'animation
de ses activités est inestimable, et nous nous demandons
comment combler le vide créé par votre subite départ
". Le regret était perceptible au cours du cérémonial
d'hommage rendu au père Balemans. Le père Balemans
a servi beaucoup plus dans la région de Kaya à travers
des associations d'entraide à des personnes déshéritées.
A Koudougou, il s'est investi pour des personnes affectées
et infectées du VIH. Des femmes accusées de mangeuses
d'âmes et qui ont élu domicile à Tanghin ont
bénéficié de son concours. Le père
Balemans n'a pas manqué de donner la raison de sa décision
de partir. Il a signifié que c'est pour cause de maladie
qu'il a décidé de partir du Burkina. En plus, les
uvres de bienfaisance, le père a aussi combattu la
mal gouvernance à travers ses dénonciations d'actes
délictueux commis ça et là. A cet égard,
la presse lui a servi de relais. La rubrique Droit dans les yeux
paraissant chaque mardi dans le quotidien Le Pays en est une illustration.
Le père Balemans est à l'image du semeur biblique.
En quittant le Faso qu'il il a tant aimé, le Père
a voulu transmettre à tous la foi en la lutte contre la
corruption et pour la justice sociale n
Merneptah Noufou Zougmoré
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Législatives
2007
L'ADF/RDA opte pour les alliances
Ils seront 222 candidats à défendre les couleurs
de l'ADF-RDA lors des législatives du 06 mai prochain.
Le parti a dévoilé la liste de ces députables
le 15 mars dernier, à l'issue d'une conférence
de presse. Plusieurs partis se sont amarrés au navire
battant pavillon ADF/RDA : UDD, RDP, PNP, UFD
Gilbert
Ouédraogo veut croire au caractère non conjoncturel
de ce rassemblement. Sur les listes de l'ADF/RDA figurent
quelques personnalités dont Issa Joseph Diallo, ancien
maire de Ouahigouya, le Roi du Gulmu et Gérard Kango
Ouédraogo qui avait pourtant pris sa retraite politique
depuis 1997. Alors, pourquoi ce " come-back "
maintenant ? Y'aurait-il péril en la demeure ? Gilbert
Ouédraogo préfère évoquer "
la tactique de parti ". Pour lui, le duc du Yatenga
ne s'est vraiment jamais retiré puisqu'il était
déjà sur les listes du parti en 2002. Il y
a aussi la personnalité de l'homme. Premier suppléant
sur la liste du Yatenga, la carrure politique de Gérard
Kango Ouédraogo pourrait fortement contribuer à
mobiliser l'électorat. Il s'agit d'une élection
de proximité. Dans ce registre, les symboles, les
références socioculturelles valent leur pesant
d'or. En ce qui concerne la vie interne du parti, la démission
du député Grégoire Bado de l'ADF/RDA
a été évoquée.
Le président du parti affirme que ce dernier a été
pris en flagrant délit de soustraction de quatre
dossiers de candidatures. Gilbert Ouédraogo qualifie
cet agissement " d'épiphénomène".
Le député a présentement rejoint le
RDF de Salvador Yaméogo. Après avoir soutenu
Blaise Compaoré à la présidentielle,
l'éléphant revient chasser sur les mêmes
terres que le CDP. L'opinion est mémorative que la
stratégie de l'ADF/RDA avait été perçue
d'un mauvais il par certains caciques du parti au
pouvoir. Le parti de Gilbert Ouédraogo en avait du
reste eu pour son compte lors d'un des congrès du
CDP. Et quand on ajoute à cela les démissions
puis les ralliements de part et d'autre, on peut se faire
une idée des consignes de vote de ces deux formations.
L'ADF/RDA est en effet l'une des rares formations à
se présenter dans les 45 provinces. A présent
que la province est devenue une circonscription électorale,
on pourrait assister à de chaudes empoignades. Ce
d'autant plus que le mode de scrutin est celui du plus fort
reste. L'ADF/RDA a en tous les cas ficelé une alliance
qu'elle veut stratégique et fructueuse. Reste à
savoir comment les susceptibilités seront gérées
aux lendemains des élections. Le milieu politique
burkinabè est en effet le champs de l'ondoyance par
excellence n
Arsène Flavien Bationo
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Citoyens
du monde
Constat d'une paix fragile au Faso
A mesure que les mois passent, la paix et la stabilité
sociales sont menacées au Burkina Faso. Constat amer du
Forum des leaders pour la paix. Ebullitions liées au port
obligé du casque. Cherté de la vie avec une inflation
sans pareil (électricité, hydrocarbures...) Crimes
impunis. Affrontements entre militaires et policiers. Découvertes
macabres. La liste peut être complétée à
souhait. C'est dire que le climat social est dans l'ensemble délétère.
Même sporadiques, les manifestations de rue prouvent que
tout peut basculer du jour au lendemain. D'où l'impérieuse
nécessité à uvrer pour une paix réelle
et durable. Citoyens du Monde a organisé une journée
de réflexion sur cette problématique, le 20 mars
dernier. La paix n'étant pas seulement l'absence de guerre,
les différents acteurs de la société civile
en appellent à l'édification d'une société
de vérité, de justice et surtout respectrice de
la personne humaine. Garantes de l'ordre social désirable,
les autorités politiques sont donc mises devant leur responsabilité
: celle de protéger la vie de chaque citoyen. Il est clair
que tant que les conditions d'une véritable démocratie
ne seront pas réunies, la paix sera toujours prise en otage.
Et les mêmes causes produiront inévitablement les
mêmes effets.
Arsène Flavien Bationo
ABPAM
Les aveugles au contact des TIC
La cécité n'est pas une fatalité. Cette
maladie réduit la marge de manuvre de l'homme mais
n'entame pas son dynamisme. La preuve, depuis 1979, l'Association
burkinabè pour la promotion des aveugles et malvoyants
(ABPAM), a mis dans le circuit de l'enseignement les mécanismes
qui permettent aux enfants atteints de cécité d'accéder
aux savoirs. Dans la même lancée, pour suivre le
processus de la mutation actuelle qu'elle s'est inscrite dans
la mouvance des Technologies de l'Information et de la Communication,
le 12 mars dernier, elle a procédé à l'inauguration
de son unité informatique. Cela vient à point nommé
puisque les personnes aveugles et malvoyantes qui, jusque-là,
avaient reçu des formations dans les domaines divers, étaient
privées de cette technologie. L'ABPAM a bénéficié
du soutien de l'Association Valentin Haüy (AVH) de France
qui a mis à sa disposition une unité informatique
adaptée complète composée d'ordinateurs,
de scanners, d'imprimantes braille et des logiciels adaptés.
Valentin Haüy a également pris en charge la formation
du formateur. Christophe Oulé, le formateur en question,
était ingénieur dans le bâtiment avant de
perdre l'usage de ses yeux. Il se chargera dans les jours avenir
de dispenser les cours aux premiers apprenants. Selon le président
de l'ABPAM, le Dr Siaka Diarra, l'apprentissage sur le TIC se
fera en groupe et par vagues. En plus de la dotation qu'a reçu
l'ABPAM en outils informatiques, l'Association Valentin Haüy
octroie des bourses annuelles d'excellence aux étudiants
aveugles de l'Afrique francophone, notre compatriote Martine Bilogo
en est bénéficiaire. Il est d'une valeur de 3 000
euros n
Merneptah Noufou Zougmoré
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